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Afitpilot®
Pourquoi Afitpilot a commencé à proposer des séances d’entraînement décevantes

Pourquoi Afitpilot a commencé à proposer des séances d’entraînement décevantes

Au cours du mois dernier, Afitpilot a commencé à produire des séances d’entraînement médiocres.

Pas “un peu à côté”. Vraiment mauvaises. Des séances peu stimulantes, répétitives, sans intensité, qui n’avaient pas leur place dans le programme d’un powerlifter avancé.

Les mêmes exercices chaque semaine : soulevé de terre roumain, élévations latérales pour les épaules, planche latérale, roulette abdominale. Le tout enveloppé dans des termes comme “volume de base” et “priorité à la récupération”.

Contexte : haltérophile avec plus de 7 ans d’expérience. Milieu de macrocycle. Post-décharge. Pas de blessure. Pas de crise de fatigue. Aucune raison de sous-charger.

Pourtant, le système continuait à opter pour des schémas génériques et sécuritaires.

Ce n’est pas du coaching. C’est de l’évitement.

Les gens demandaient : “L’IA n’est-elle pas censée être plus intelligente que ça ?”

Mauvaise question. Il ne s’agissait pas d’un échec d’intelligence. Mais d’un échec d’autorité décisionnelle. Cette distinction est importante.


Où l’hypothèse a échoué

Les exercices en eux-mêmes n’étaient pas mauvais. Le soulevé de terre roumain, c’est bien. Les élévations latérales pour les épaules, c’est bien. Ce sont des outils raisonnables.

Le problème, c’est le contexte. Ce sont des exercices que l’on donne à quelqu’un en première semaine, ou pendant une récupération active, ou en cas de gestion de blessure. Pas à un haltérophile avancé en milieu de cycle avec le feu vert pour pousser.

Alors, pourquoi l’IA les choisissait-elle ?

Voici ce que j’ai découvert. Lorsqu’un modèle de langage n’a pas de contraintes strictes lui indiquant dans quelle phase nous nous trouvons, si un stress est nécessaire, ou si une sous-charge est considérée comme un échec, il opte par défaut pour l’option la moins risquée disponible.

Les grands modèles de langage ne cherchent pas la progression. Ils veulent simplement ne pas se tromper.

“Sécuritaire” en IA fitness ressemble à : des plafonds d’RPE, des mouvements proches de la rééducation, des clichés sur la santé des épaules, des clichés sur la stabilité du tronc, un renforcement de base sans fin. Une programmation pour le grand public. Défendable pour tous, utile pour personne en particulier.


Le deuxième échec : l’absence de mémoire

La répétition était l’autre signal d’alarme.

Les mêmes mouvements réapparaissaient parce que le système ne suivait pas l’historique d’exposition. Il ne savait pas “vous avez déjà fait ça la semaine dernière”. Chaque semaine était une page blanche.

Il continuait donc à choisir les réponses les plus défendables qu’il connaissait. Encore et encore.

Si vous ne donnez pas de mémoire au modèle, il vous donne des habitudes. Et ces habitudes penchent toujours vers le conservatisme.


La ligne que j’ai franchie

Voici l’erreur fondamentale, exprimée clairement :

J’ai laissé l’IA décider si il fallait pousser, au lieu de seulement comment pousser.

C’est cette ligne.

Une IA peut remplir une structure, exécuter des contraintes, générer des variations, respecter des limites. D’accord.

Mais elle ne devrait jamais décider : la phase d’entraînement, la tolérance au risque, si la progression est appropriée, ou si un athlète “a besoin de récupération”.

Dès que vous externalisez ce jugement, le résultat se transforme en une bouillie sécuritaire. Le modèle choisira toujours la plausibilité plutôt que la progression, car c’est ce pour quoi il est optimisé.


Ce qui a changé maintenant

L’IA ne décide plus du plan. Elle exécute un plan que j’ai défini.

Changements spécifiques :

  • Les mésocycles sont verrouillés, et non déduits du contexte
  • Les phases de décharge sont des événements distincts, et non des états ambiants que l’IA peut invoquer
  • Des seuils minimaux d’intensité existent – l’IA ne peut pas sous-performer
  • L’exposition aux exercices est suivie et la rotation est imposée
  • La répétition sans justification explicite est rejetée
  • “Cela pourrait convenir à un débutant” est désormais une condition d’échec

Voici ce que cela change. Même profil d’athlète, même point du cycle :

Avant (mai) : Squat dos 3×6 à RPE 7, soulevé de terre roumain 3×10, élévations latérales, gainage planche. Faible demande, aucun signal de progression, programme standard.

Après : Squat dos 4×4 à RPE 8 avec augmentation de charge de 3 %, squats avec pause 3×3, rowing barre avec tempo prescrit, portés chargés. Stress spécifique, intention claire, défi adapté au niveau d’entraînement.


Pourquoi je vous en parle

J’aurais pu corriger cela discrètement et ne rien dire.

Mais si vous avez utilisé Afitpilot ces dernières semaines et que les séances vous ont semblé trop faciles, trop répétitives, trop génériques, vous méritez de savoir pourquoi.

Il s’agissait d’un véritable échec. Je l’ai détecté parce que j’utilise moi-même le produit et parce que certains d’entre vous m’ont signalé que quelque chose clochait.

La correction est désormais en ligne.

Si ce n’est toujours pas parfait, dites-le-moi. C’est comme ça que cela s’améliore.